Le coton labellisé par Max Havelaar est sans OGM

Publié le 19 mai 2006 en accès
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Devant les risques de dépendance des producteurs vis-à-vis des semences génétiquement modifiées, les standards de l’association en interdisent l’utilisation

Plusieurs articles parus dans la presse mettent en cause le partenariat entre Dagris et Max Havelaar France sur le coton équitable. Certains de ces textes laissent entendre que le label Max Havelaar France ne respecterait plus l’esprit du commerce équitable en faisant la promotion des organismes génétiquement modifiés.

Les choses sont très claires : les standards de Max Havelaar France interdisent l’utilisation de semences génétiquement modifiées aux producteurs de coton certifiés. Sur le terrain, l’application de cette directive est vérifiée par des inspections annuelles. Si un producteur utilise de manière délibérée une semence génétiquement modifiée, l’organisation dont il est membre perdra sa certification.

Equitable et bio sont les seules garanties anti-OGM

Max Havelaar France s’inquiète des risques de dépendance des producteurs vis-à-vis des semences brevetées et des risques de contamination de l’environnement. L’association défend au contraire une agriculture respectueuse de l’environnement comme une des conditions essentielles du commerce équitable. La réduction des intrants chimiques, une bonne gestion de la consommation d’eau ainsi que d’autres mesures font partie des critères pour les producteurs. La conversion à l’agriculture biologique est aussi encouragée par une prime supplémentaire pour les produits qui en sont issus.

Le coton génétiquement modifié représente 40% de la production des Etats-Unis et 66% de celle de la Chine. Le Mali, le Sénégal, le Burkina-Faso et le Cameroun, où sont situés les producteurs de coton équitable, ne produisent pas de coton OGM. En Afrique de l’Ouest et du Centre, seul l’Etat burkinabé a autorisé quelques essais qui sont isolés de l’environnement extérieur. Les vêtements en coton équitable, provenant à 100% d’Afrique de l’Ouest et du Centre, sont donc, avec ceux en coton biologique, les seuls garantis sans OGM pour le consommateur.

Un partenaire technique

La mise en place d’un commerce juste pour les producteurs de coton n’a pu se faire qu’en s’appuyant sur des professionnels compétents. Elle possède une expertise sur la qualité du coton, une question cruciale dans cette filière. Depuis longtemps, l’entreprise Dagris a appuyé l’émergence des organisations de producteurs de coton de la zone subsaharienne. Son approche relationnelle avec les producteurs et sa stratégie de développement durable l’ont amené à collaborer à la démarche de coton équitable. C’est dans ces deux domaines qu’elle est intervenue. Dagris, dont le capital est détenu à 64% par l’Etat français, n’a aucun lien avec les firmes produisant des semences génétiquement modifiées. Elle n’a pas de compétences en matière de recherche fondamentale ni aucune capacité à imposer les OGM aux paysans.

Par ailleurs, Dagris n’a pas pris part à l’élaboration des standards qui définissent les conditions de production et de vente du coton équitable. C’est l’association Faitrade Labelling Organisations (FLO), la fédération internationale dont Max Havelaar France est membre, qui a défini les standards, en collaboration avec les producteurs. Dès le début du processus, il a été clairement établi que les OGM n’avaient pas leur place dans le commerce équitable.



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