Table ronde sur le redressement productif. Contribution de Coop FR

Publié le 11 juillet 2012 en accès
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Coop FR, l’organisation représentative des 21 000 entreprises françaises, souhaite
apporter sa contribution à la table ronde « Réunir les conditions du redressement
productif ». Coop FR s’associe par ailleurs pleinement à la contribution apportée par la
Confédération Générale des Scop.

A l’occasion de ce débat, Coop FR rappelle le poids socio‐économique des 21 000
entreprises coopératives en France, qui emploient 1 million de salariés, occupent une
position de leader sur de nombreux marchés et réalisent un chiffre d’affaire cumulé
(filiales comprises) de 288 milliard d’euros, l’équivalent de 23% du chiffre d’affaire
réalisé par les entreprises du CAC 40. Elles sont présentes dans la quasi totalité des
secteurs économiques (agriculture et agroalimentaire, artisanat, banque, commerce de
détail, pêche, production de biens et services, transport, etc.). Les coopératives sont
aussi bien des TPE que de grandes entreprises, même si la majorité du tissu coopératif
français est composée de PME.

Face à la crise les coopératives ont fait la démonstration de leurs atouts et d’un
comportement responsable et citoyen. Entre 2008 et 2010 le chiffre d’affaire réalisé par
les 100 plus grandes coopératives françaises a augmenté de 4% et elles ont créé 76 000
emplois.

Entreprises ancrées territorialement et contribuant à l’animation et au développement
des territoires, non délocalisables, acteurs de la cohésion sociale, les entreprises
coopératives veulent faire entendre leur voix et voir leur contribution au redressement
productif de la France pleinement prise en compte.

Face à la crise, les atouts des entreprises coopératives
Les entreprises coopératives sont affectées par la crise économique comme les autres.

Mais elles disposent d’atouts spécifiques.
‐ La stabilité éprouvée de leur capital
Leurs réserves financières impartageables assurent la transmission d’un patrimoine
collectif de génération en génération. Elles contribuent à leur solidité et leur donnent les
moyens de s’adapter. Les défaillances d’entreprises coopératives sont plus rares que
parmi les entreprises « classiques ».
‐ Le sociétariat et la répartition équitable des résultats
Les coopératives sont des sociétés de personnes qui pratiquent la démocratie
économique selon le principe une personne = une voix. Elles sont régies par des règles
de solidarité, de répartition équitable des résultats et de responsabilité envers la
communauté.
‐ Leur ancrage territorial
Avec des décideurs acteurs du développement local et des fonds propres qui restent
propriété de l ‘entreprise, les coopératives sont ancrées par nature dans leur territoire
sans rachat ni délocalisation possible. Leur mode de fonctionnement privilégie le long
terme et la pérennité de l’entreprise et de ses emplois.
‐ Elles sont guidées par le service à leurs membres
La coopérative appartient à ses membres, qu’ils soient clients, fournisseurs ou salariés,
sa vraie valeur est celle des services qu’elle leur rend. Les coopératives ne sont donc pas
guidées par la recherche du profit à court terme et la préservation de la rémunération
des actionnaires.

Encourager la création et le développement des coopératives

Les coopératives apportent une contribution essentielle à l’économie française et à la
cohésion sociale, il faut donc plus de coopératives. La création est un enjeu majeur, en
particulier dans les secteurs innovants. Les coopératives sont porteuses d’innovation
sociale, technologique et de création de nouvelles filières par exemple en matière de
transition énergétique.

Coop FR se félicite de la priorité donnée par le gouvernement aux mesures facilitant la
reprise et la transmission d’entreprises aux salariés et souhaite que Coop FR et les
mouvements coopératifs concernés soient pleinement associés à l’élaboration de ces
mesures. Comme il a été indiqué en introduction, Coop FR soutient pleinement les
mesures proposées par la Confédération Générale des Scop.

La question du financement est primordiale. Elle concerne aussi bien les coopératives
existantes que celles qui se créent et celles qui innovent. Les coopératives ont toujours
été confrontées à des difficultés d’accès au crédit et de financement des investissements
et de renforcement de leurs fonds propres. Les critères de sélection, élaborés sur le modèle de la société « classique » et d’analyse des dossiers ne tiennent pas compte de
leurs spécificités.

500 millions seront réservés à l’ESS au sein de la BPI. Coop FR se réjouit de cette mesure
et demande que les coopératives siègent dans les organes sociaux et commissions afin
d’assurer une mise en oeuvre de cette mesure effective et adaptée à leurs spécificités.
Il est important aussi d’assurer un cadre réglementaire adapté qui tienne compte des
spécificités des coopératives et mette fin aux discriminations « à rebours » qui entravent
leur développement. Par exemple, l’organisation territoriale et décentralisée des
coopératives qui se traduit par l’existence de plusieurs centres de décision, ou encore la
base démocratique qui exclut la logique de protection d’actionnaire ou d’associé
minoritaire, sont souvent mal comprises par les autorités de la concurrence.

Participer aux instances de consultation et de concertation

Forces économiques et sociétales, les coopératives entendent participer et peser
davantage dans les débats publics. Elles apportent de nombreuses réponses aux
problèmes économiques et sociaux auxquels notre pays fait face.
Il est temps de donner toute leur place aux coopératives et de leur ouvrir pleinement les
instances de consultation et de concertation économiques et sociales, au niveau national
et régional.

C’est dans cette optique que Coop FR contribue à la Grande conférence sociale, pour
affirmer la contribution des coopératives aux objectifs du gouvernement en matière de
formation professionnelle, emploi des jeunes, tissu économique dynamique, qualité de
vie au travail, emploi, etc.

De ce fait si Coop FR a centré sa contribution à la table ronde sur le redressement
productif elle se sent concernée par autres sujets en débat et affirme sa volonté
d’apporter à l’avenir toute contribution utile du rôle et potentiel des coopératives dans
la réalisation des objectifs du Gouvernement.

Coop FR est l’organisation représentative du mouvement coopératif français. Ses membres
sont les fédérations nationales des secteurs coopératifs : agriculture, banque, commerce,
consommateurs, logement, artisanat, production, pêche, transport, et éducation. Il y a en
France 21 000 entreprises coopératives qui emploient 1 million de salariés.

Coop FR assure la promotion et la représentation des intérêts des coopératives au niveau
national et international. Elle est la voix de la coopération en France.



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