Politique pour les personnes sans abri et mal logées : Oui, Monsieur le Premier Ministre, nous sommes déçus et nous voulons continuer à négocier !

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Politique pour les personnes sans abri et mal logées : Oui, Monsieur le Premier Ministre, nous sommes déçus et nous voulons continuer à négocier !

Ce n’est pas sans raison que le Premier Ministre a considéré qu’il était normal que les associations soient déçues, à l’issue de sa rencontre avec elles. Effectivement, les 27 associations de solidarité engagées depuis le 18 décembre dans la définition d’une politique publique à l’égard des personnes sans abri et mal logées, font part de leur déception devant les propositions du Premier Ministre.

Les associations considèrent que ces propositions ne sont pas de nature à améliorer radicalement les conditions de vie des personnes sans abri et mal logées, qu’elles ne sont pas en mesure de fluidifier l’ensemble de la chaîne qui va de l’hébergement au logement. Cette insuffisante mobilisation de l’Etat face à un problème aussi grave est inacceptable.

Le Premier ministre a pourtant réaffirmé ce matin qu’il reprenait à son compte les orientations des associations, à savoir :
- engager une politique de prévention pour interrompre les processus qui conduisent à la rue ;
- aider les personnes sans abri à sortir de la rue ;
- appliquer la loi sur le droit opposable au logement.

Mais les moyens annoncés ne permettront pas de mettre en œuvre ces orientations.

Au moment de passer aux actes, le gouvernement se dérobe. [...]

A l’issue du travail effectué depuis le 18 décembre, les associations ont évalué l’effort financier pour initier une véritable rupture dans la politique de l’hébergement et du logement à plus de 1,5 milliard d’euros pour l’année 2008. Avec les 250 millions annoncés ce matin, le compte n’y est pas.

Les associations reconnaissent toutefois un changement de méthode et un effort réel sur des points importants : établir pour la première fois un diagnostic partagé de la situation, mieux connaître les besoins des personnes, se fixer des objectifs à long terme, se donner les moyens d’évaluer les actions engagées, renforcer le rôle des préfets, etc. Mais cela reste insuffisant.

C’est pourquoi les associations de solidarité demandent au gouvernement de compléter immédiatement ses mesures . Elles lui demandent d’afficher en actes une réelle volonté politique pour en finir avec le scandale des personnes à la rue et mal logées.

D’ores et déjà, les associations annoncent une première mobilisation nationale le jeudi 21 février 2008.

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