"Bayrou c’est comme le sida... Quiconque le touche meurt". AIDES dénonce le dérapage ignoble de Nicolas Sarkozy, digne des pires heures de Jean-Marie Le Pen

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"Bayrou c'est comme le sida... Quiconque le touche meurt". AIDES dénonce le dérapage ignoble de Nicolas Sarkozy, digne des pires heures de Jean-Marie Le Pen

"Cher Nicolas Sarkozy, nous vivons avec le "sida" et malgré le dégoût que vos propos nous inspirent, nous vous embrassons bien fort. Surtout ne vous inquiétez pas, vous ne risquez rien", réagit Bruno Spire, président de AIDES.

Décidément Nicolas Sarkozy ne se contente plus de courir après le Front National. Il laboure désormais sur ses terres avec une ardeur inédite. On se souvient tous des déclarations de Jean Marie Le Pen en mai 1987[1] : "le sidaïque (sic) est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C’est une espèce de lépreux". Presque 30 ans après, AIDES constate que les déclarations de l’ancien Président de la République n’ont rien à envier à celles du parangon de l’extrême droite.

Ces propos ne sont pas seulement vulgaires et infâmants, ils renvoient aussi les personnes séropositives à 30 ans de stigmatisation, de clichés et de discriminations de toutes sortes. Alors que les progrès de la médecine ont considérablement évolué, AIDES rappelle que plus d’une personne séropositive sur deux continue à souffrir d’exclusion sociale et d’isolement affectif.

Ces déclarations sont indignes d’un responsable politique. Elles confirment le talent inégalé de l’ex-chef de l’état pour désigner à la vindicte populaire des catégories de citoyens.

Au nom de toutes les personnes concernées, AIDES exige des excuses. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui ont été choqués par ces propos, à demander immédiatement des comptes à Nicolas Sarkozy sur son compte Twitter, Facebook et tout autre moyen à disposition, pour lui faire réaliser l’infamie de ses propos.

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