Qualité énergétique des logements : Le gouvernement n’est pas concerné

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Qualité énergétique des logements : Le gouvernement n'est pas concerné

Le report de l’étiquetage énergétique des
logements montre une fois encore l’inertie des pouvoirs publics dans les
économies d’énergie. En France, les bâtiments sont pourtant à l’origine
d’un cinquième des émissions de gaz à effet de serre. Les Amis de la
Terre lancent donc la campagne « Foyers mal chauffés et climat déréglé
 », car une réelle politique de rénovation thermique combattrait à la
fois la précarité sanitaire et le dérèglement du climat.

En France, le secteur du bâtiment (logements, bureaux, commerces,
équipements) représente 22% des émissions de gaz à effet de serre,
chauffage urbain et production d’électricité compris. 45% de l’énergie
finale et 2 tonnes de CO2 par habitant et par an y sont consommés.

Dans le même temps, la difficulté à se chauffer s’accroît. De nombreux
propriétaires et locataires modestes subissent de plein fouet la hausse
des prix de l’énergie. Plus de 2
millions de ménages ont souffert du froid dans leur logement pendant
plus de 24 heures l’hiver dernier, parce qu’ils ne pouvaient payer leur
facture, et 300 000 familles sollicitent chaque année une aide sociale
pour cette raison. Cette précarité
énergique menace un nombre croissant de familles.

Malgré un discours rassurant sur les enjeux énergétiques, le
gouvernement laisse la situation empirer. Le report sine die de la
transcription de la directive 2002/91/CE, relative à la performance
énergétique des bâtiments, démontre sa totale inertie.

« Face à l’urgence sociale et écologique, des mesurettes ne suffiront
pas. Il faut une politique ambitieuse de rénovation thermique de 400 000
logements par an. Pour les bâtiments anciens, seul un diagnostic est
prévu lors des ventes et mises en location. Cela ne suffira pas pour
faire évoluer significativement l’état de nos logements. Les travaux en
cours sont bien loin de ces enjeux et figent la situation pour des
années », explique Charlotte Berthou, chargée de campagne énergie
habitat aux Amis de la Terre France.

Le gouvernement et les collectivités doivent proposer des solutions pour
le financement, la formation des métiers du bâtiment et la
réglementation des travaux. Pour cela, les Amis de la Terre lancent la
campagne « Foyers mal chauffés et climat déréglé » soutenue par des
associations de tous horizons

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