Pour la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Publié le 11 avril 2019 en accès grand public
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Comme vous le savez, la lutte qui s’y est jouée durant de longues années n’avait pas seulement pour but d’empêcher la construction de l’aéroport (ce qui a été acquis le 17 janvier 2018), mais de faire naître dans le bocage de nouvelles manières de vivre, de se lier aux autres et à ce territoire si singulier (ce que la brutale intervention de la gendarmerie et le double jeu de la préfecture ont eu pour but d’empêcher). L’État a ainsi clairement montré que, s’il avait été contraint de renoncer à l’aéroport, il entendait tout faire pour éviter que les formes d’organisation collective qui avaient pu croître sur la ZAD se perpétuent.

Cependant, celles et ceux qui ont choisi de rester à la ZAD, d’y faire vivre les projets agricoles, artisanaux, forestiers, culturels ou autres nés pendant la lutte contre l’aéroport ou par la suite, sont toujours là, bien décidé.e.s à cultiver l’esprit de la ZAD.

Pour cela, il est apparu nécessaire de viser le rachat d’une partie des terres de la ZAD à travers un fonds de dotation, afin d’éviter qu’elles ne reviennent aux plus grosses exploitations de la zone et retournent ainsi dans le giron d’une agriculture intensive et productiviste. Bien sûr, il pourra paraître paradoxal de devoir en passer par la propriété pour fortifier des espaces qui entendent se libérer des manières de faire imposées par l’emprise du capitalisme. Pourtant, ce fonds de dotation apparaît comme un outil pertinent pour dissocier complètement la propriété (qui lui reviendra) et l’usage (qui relèvera des décisions des habitant.e.s de la ZAD).

Ce fonds de dotation, « La terre en commun » est donc le moyen privilégié par les habitant.e.s de la ZAD pour poursuivre une expérience collective qui était l’enjeu même de la lutte contre l’aéroport. Les sommes nécessaires pour acheter plusieurs centaines d’hectares, le bâti où se sont construits des projets collectifs comme l’Ambazada ou la bibliothèque du Taslu, et peut-être des parcelles boisées, sont considérables ; mais les premiers résultats sont encourageants (250 000 euros rassemblés en quelques semaines). Il y a urgence à poursuivre l’effort, car il est probable que certaines ventes vont se réaliser dans les prochaines semaines.

Le fonds de dotation « La Terre en commun », et à travers lui, les habitant.e.s de la ZAD font donc appel à nous. Ce sont des lieux et des expériences qui nous sont chers. Ce qu’ils signifient dans le panorama des luttes et de la dynamique de construction d’espaces soustraits à la domination capitaliste justifie un effort aussi large que possible. La question est, encore et toujours, de savoir quels mondes nous pouvons opposer, non plus à l’aéroport mais à son monde, toujours aussi envahissant et mortifère.

Les dons peuvent être réalisés en ligne sur le site (ou bien par chèque). Ces dons sont déductibles à 66% de l’impôt sur le revenu. Si vous souhaitez, par exemple, contribuer à hauteur de 50 euros, vous pouvez faire un don de 150 euros (puisque 100 euros pourront être déduits de vos impôts).

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