Comment définissez-vous l’identité coopérative commune à l’ensemble du mouvement coopératif ?
L’histoire coopérative est riche et longue de plusieurs siècles à travers lesquels des milliers d’entreprises et des centaines de milliers d’hommes et de femmes se sont engagés pour que vive une forme particulière de l’action économique. Ces milliers d’entreprises dessinent un paysage très varié mais dans lequel des lignes communes se dégagent : des actions conduites à travers des formes collectives de propriété gérée dans l’égalité démocratique ; la volonté et le courage d’entreprendre ; de la valeur créée ensemble prioritairement, mise au service du projet commun et redistribuée dans la mesure du possible aux parties prenantes ; une utilité sociale qui dépasse le projet entrepreneurial lui-même.
Quelles puissances et quelles valeurs fondatrices sont selon vous particulièrement porteuses ?
Le principe de coopération est le creuset dans lequel nous fusionnons compétitivité et durabilité, efficience et valeurs. C’est parce que nous sommes respectueux de notre égalité devant le but commun, donc démocratiques, que nous sommes efficaces. C’est parce que nous partageons équitablement la valeur que nous sommes durablement profitables. C’est parce que nous avons une forte utilité collective et sociale que nous sommes robustes. La coopération est notre façon d’agir avec puissance et responsabilité. Tout ceci fait de nous aussi bien des acteurs du dynamisme que de l’apaisement de la société.
