Joël Hardy, dont la femme est malvoyante, se bat depuis des années pour que l’usage et l’apprentissage du braille soit inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco. Cela pourrait lever quelques tabous et inciter les aveugles à l’apprendre, car le braille est très peu utilisé aujourd’hui.
Le braille, invention française qui vient de fêter ses 200 ans, sera peut-être bientôt inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Cet alphabet en relief, fait de petits points, qui permet aux aveugles de lire du bout des doigts, a été inventé par Louis Braille. Il avait 12 ans seulement quand il a commencé à élaborer ce système d’écriture révolutionnaire, utilisé aujourd’hui par six millions de personnes.
Pourtant, le braille est aujourd’hui fragilisé : on estime que seulement 15% des aveugles savent lire et écrire le braille. Car l’apprentissage est long, le matériel est cher et les technologies vocales à disposition ont tendance à les décourager. Une inscription à l’UNESCO serait donc de nature à fortifier le braille.
Joël Hardy est l’initiateur du dossier de reconnaissance de l’apprentissage et de l’usage du braille par l’Unesco, avec le soutien de plusieurs associations et notamment la Fédération des Aveugles de France. Il est notre invité.
