Greenpeace condamne la mise en garde à vue de Stéphane Lhomme et le secret qui entoure le nucléaire.

Publié le 26 mars 2008 en accès
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Greenpeace dénonce la mise en garde à vue de Stéphane Lhomme mardi 25 mars dans l’après-midi, dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST), et apporte son soutien au porte-parole du réseau Sortir du nucléaire.

C’est la deuxième fois que Stéphane Lhomme est mis en garde à vue dans le cadre de l’enquête relative à un document « confidentiel défense », entamée il y a près de deux ans, en mai 2006. En réaction à cette première arrestation et afin de dénoncer l’opacité qui entoure le nucléaire, de nombreuses associations avaient publié sur leur site Internet le document incriminé, qui est de fait aujourd’hui public.

Greenpeace avait par la suite demandé à John H. Large d’analyser ce document. Cet expert britannique en matière de sécurité nucléaire avait conclu que non seulement l’EPR ne serait pas capable de résister à la chute d’avion de ligne, mais aussi que la méthode utilisée par EDF pour étudier cette question était notoirement insuffisante. EDF précise d’ailleurs dans la lettre accompagnant le document « confidentiel défense » ne pas se sentir responsable de la protection contre le risque terroriste.

Aujourd’hui Greenpeace dénonce l’acharnement de la DST sur le porte-parole du réseau anti-nucléaire, preuve supplémentaire de l’incompatibilité entre nucléaire et transparence. « En la matière, l’information du public s’arrête là où commence les intérêts du lobby nucléaire, affirme Frédéric Marillier, chargé de la campagne Énergie à Greenpeace France. La preuve avec la construction de l’EPR de Flamanville, qui a commencé sans qu’aucun débat démocratique n’ait eu lieu et malgré une opposition très forte, locale et nationale. La preuve encore, avec le transport de plutonium attendu incessamment à Cherbourg dont nous avons révélé l’arrivée au port de Cherbourg, prévue à l’origine dans la nuit du 17 au 18 mars. »

Le 6 mars, Greenpeace révélait que l’Atlantic Osprey, un navire transportant plusieurs dizaines de kilos de plutonium chargés à bord de camions banalisés, devait arriver au port de Cherbourg dans la nuit du 17 au 18 mars. Une fois le navire à quai, les camions devaient se rendre à l’usine de retraitement de La Hague.

Pour lever le secret entourant ce transport à hauts risques, Greenpeace a demandé par courrier à l’Autorité de sûreté nucléaire le contenu de l’accord intergouvernemental portant sur les déchets nucléaires, la lettre de demande d’importation et de stockage d’Areva, ainsi que le dossier de sûreté concernant ce transfert et ce stockage. Greenpeace a également saisit le nouveau Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire qui vient d’être créé. Des demandes restées aujourd’hui lettres mortes. La seule réaction des autorités françaises et d’Areva a été de reporter l’arrivée de ce transport de plutonium.



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