1er Observatoire Equitel du Client Solidaire : Des clients-donateurs plus jeunes et qui appartiennent à des Catégories SocioProfessionnelles moins élevées

Publié le 31 mai 2006 en accès
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1er Observatoire Equitel du Client Solidaire : Des clients-donateurs plus jeunes et qui appartiennent à des Catégories SocioProfessionnelles moins élevées

- Résultats du premier Observatoire Equitel du Client Solidaire réalisé en partenariat avec Neuf Cegetel par TNS Sofres du 31 mars au 3 avril 2006 -

Les Français sont de plus en plus sensibilisés aux démarches de solidarité et développement durable. Après la quinzaine du commerce équitable, qui s’est tenue dans la première partie du mois de mai, débute en effet aujourd’hui la semaine du développement durable. A l’instar de ces problématiques de solidarité, Equitel en collaboration avec Neuf Cegetel lance le 1er Observatoire Equitel du Client Solidaire.

Le Client Solidaire est celui qui participe au financement d’associations à but humanitaire via sa consommation au quotidien. Il existe aujourd’hui deux pratiques :
- Acheter des produits ou services dont une partie du prix est reversée à une association ;
- Donner à une association le montant des offres de bienvenue ou primes de fidélité dont on peut bénéficier en tant que client.
- Comment ce nouveau concept se positionne-t-il par rapport au commerce équitable et au développement durable ? Est-il accepté par les Français - Quel est le profil du donateur via ce principe de solidarité ? Les marques sont gagnantes, mais sur quels points ?

Autant de questions et bien d’autres encore auxquelles cet Observatoire tente de répondre.

Voici les principaux enseignements de l’étude réalisée à cette occasion :
- Pour 87% des Français, « les marques ou les entreprises qui soutiennent les associations via la consommation solidaire proposent un principe simple pour que tout le monde y trouve son compte » ;
- Fait nouveau dans l’univers de la générosité : les moins de 25 ans et les Catégories SocioProfessionnelles à revenus modestes ou moyens sont « surreprésentés » dans ce type de solidarité par rapport aux autres formes de dons ;
- Les marques et les entreprises disposent, avec ce modèle, d’un autre levier de fidélisation des consommateurs.

Un principe de solidarité qui attire les populations traditionnellement les moins donatrices :

- Les jeunes...
Les jeunes sont davantage adeptes de ce modèle de solidarité que du don traditionnel aux associations. En effet, la proportion de jeunes de moins de 25 ans qui participent au financement des associations humanitaires via le « produit partage » et « l’abandon de prime » est nettement supérieure à celle des donateurs classiques (24% contre 14% pour les dons traditionnels).
- ... et les catégories socioprofessionnelles plus populaires
Comparé au donateur traditionnel d’argent à des associations, le client solidaire est davantage issu des catégories socioprofessionnelles à revenus modestes ou moyens (employés & ouvriers). Ils sont ainsi 36% appartenant à ces catégories chez ceux qui privilégient ce modèle de solidarité, contre 23% parmi les donateurs classiques (et même seulement 18% chez les donateurs classiques réguliers).

Une attractivité logique au vu des vertus de simplicité / praticité de ces principes peu contraignants, ainsi qu’au vu des faibles montants concernés (on est bien dans le « micro-don »).

Un consommateur lucide sur les bénéfices retirés par chacun au travers de ces alliances entre les entreprises et les associations

Face à un consommateur plus informé, plus éduqué, et plus critique vis-à-vis de la société de consommation et des marques, un nouveau discours est à inventer pour permettre aux entreprises d’intervenir davantage sur le terrain de la solidarité.

Pour 87% des Français, c’est bien un principe « gagnant - gagnant » qui est décrypté : « les marques ou les entreprises qui soutiennent une association par le biais de la consommation solidaire proposent un principe simple pour que tout le monde y trouve son compte ».

Ils n’en sont pas moins pragmatiques : 84% considèrent que ces marques le font « pour se faire de la publicité ou améliorer leur image ». Une critique déguisée ? Pas vraiment, puisque 53% des Français auraient une meilleure opinion des marques qui proposeraient de telles offres (pour 44% d’opinion inchangée, et seulement 2% de moins bonne opinion).

70% des Français déclarent même que « ces marques ou entreprises donnent envie de devenir leur client ou d’acheter leurs produits ». Enfin, 81% des Français estiment que « les marques ou entreprises qui pratiquent cette solidarité rendent leur consommation utile ».

Une clef de fidélisation pour les marques... mais aussi un levier pour donner pour la première fois

Les Français vont même plus loin en considérant - pour la quasi-totalité d’entre eux (92%) - que « les associations partenaires de ces opérations ont trouvé une manière efficace de collecter des fonds ».

Un moyen différent, donc, d’effectuer des dons, qui recueille l’adhésion des Français : 44% des Français estiment que le don solidaire basé sur la consommation est une façon d’aider les autres qui leur convient plus que le don de la main à la main (contre 21% qui pensent le contraire), et 31% plus que le don d’argent à une association (contre 23% moins bien).

D’ailleurs, parmi ces personnes préférant le don solidaire au versement d’argent à des associations, plus de la moitié (54%) ne font actuellement que rarement voire jamais de dons traditionnels (en argent, en nature, en bénévolat). Même constat auprès des clients de l’opérateur neuf cegetel passés à l’acte (ayant abandonné leur prime de fidélité au profit d’une association) : plus d’un quart d’entre eux (27%) n’avaient auparavant que rarement ou jamais donné sous forme traditionnelle.

Cependant, certaines craintes demeurent, des craintes qui sont propres à toute démarche solidaire avec intermédiaire... 45% des Français ne trouvent pas ce principe de solidarité suffisamment transparent, et 13% déclarent ne pas faire confiance aux associations bénéficiaires de ce type de dons.

La transparence et la pédagogie apparaissent comme des préambules incontournables...

Un principe plébiscité, mais pourtant peu exploité

La notion de « client solidaire » - soutenant des associations via sa consommation du quotidien (produit partage), ou via l’abandon de ses primes de fidélité - peine à se distinguer. Ainsi, la notoriété spontanée de ces principes de « produit partage » ou « d’abandon de primes » au profit d’associations est quasi nulle.

Il s‘agit pourtant de principes qui (une fois explicités) plaisent très largement : 92% des Français sont séduits par le principe de « produit partage » et 79% par celui de « l’abandon de prime ». Pour information, ces taux sont supérieurs de 10 à 20 points aux opinions positives exprimées sur le commerce équitable ou le développement durable.

Et, dans la réalité, c’est un mode de solidarité que 9 Français sur 10 ont déjà pratiqué au moins une fois... même s’il ne comptabilise que 11% d’adeptes réguliers.

En fait, les occasions d’être un client solidaire ne sont pas si nombreuses au quotidien :
- plus de la moitié des français (55%) déplorent n’être que rarement voire jamais sollicités par les marques pour des actes de consommation solidaire via l’achat de produit ;
- ils sont même 68% à faire ce constat de sollicitation rare ou nulle de la part des marques concernant l’abandon de primes de fidélité.

Observatoire Equitel du Client Solidaire

Après 3 ans d’expérience, Equitel - interface avec les marques, et dont la mission est de drainer des ressources supplémentaires et de nouveaux donateurs à des associations humanitaires et environnementales - lance l’Observatoire Equitel du Client Solidaire :

Cet Observatoire sera mené chaque année (à raison de 2 vagues / an) et permettra de :
- Améliorer la connaissance et la compréhension de la consommation solidaire (pratiques et offres) ;
- Cerner le profil du client solidaire et ses spécificités ;
- Proposer aux différents acteurs (entreprises, associations et consommateurs) un outil de réflexion et d’aide à la décision.

A propos de l’étude

Étude réalisée du 31 mars au 3 avril 2006 auprès d’un échantillon de 1 027 individus représentatifs (sexe, âge, CSP et région) de la population française âgée de 16 à 65 ans. Panélistes TNS Sofres interrogés via internet.



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