Métiers et formations des salariés handicapés dans l’assurance

Publié le 29 avril 2004 en accès
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Les salariés handicapés travaillant dans l’assurance sont peu connus au-delà des informations figurant sur la déclaration annuelle D2 d’emploi des personnes handicapées. La dernière enquête réalisée remontait à huit ans. Afin de combler ce manque et de mieux cibler les actions d’insertion, la cellule handicap de la FFSA a décidé d’étudier plus particulièrement cette population selon des caractéristiques :
- générales figurant dans la base de données de l’Observatoire de l’Évolution des Métiers de l’Assurance (ROMA). Cette base de données comprend les variables démographiques, comme le sexe ou l’âge, mais surtout des informations relatives aux métiers exercés.
- propres aux salariés handicapés à partir des informations figurant dans les déclarations annuelles comme le nombre d’unités, ainsi que des données plus qualitatives comme le type de handicap ou l’aménagement des postes de travail.

L’intérêt principal de ce travail est de pouvoir situer les salariés handicapés dans l’ensemble de la profession c’est à dire sur un total de 97 000 salariés. Cette étude, complémentaire à la réalisation du ROMA 99 (données au 31/12/98), a en effet permis d’identifier, en conservant l’anonymat, les salariés recensés sur les déclarations des entreprises, et donc d’avoir accès à toutes les données de la base, au delà des informations relatives au handicap.

Conclusions

Un problème d’image

L’analyse d’un volume important de salariés handicapés dans les sociétés d’assurance met en évidence deux points qui ont une influence non négligeable sur l’image interne du handicap dans la profession :

les salariés handicapés donnent l’image d’une population peu qualifiée et vieillissante. Ces deux caractéristiques peuvent provoquer des réactions négatives dans les entreprises et constituer un frein à l’insertion.

les handicaps ne nécessitent pas de façon générale, d’adaptation importante des outils ou des conditions de travail. Pourtant, l’image très "invalidante" du handicap est dans tous les esprits, tant pour les responsables hiérarchiques, qui surestiment les problèmes d’intégration, que pour les personnes handicapées, qui hésitent à se déclarer.

Une nécessité d’action

Au-delà de points particuliers qui peuvent apparaître dans ce travail (comme par exemple l’importance des métiers commerciaux ou l’absence de handicaps intellectuels), les priorités d’actions énoncées en 1990 semblent plus que jamais d’actualité, à savoir :

la priorité à accorder à la formation pour une réelle intégration, qu’il s’agisse de formation initiale (relation avec les établissements d’enseignement supérieur, apprentissage...) ou de formation continue.

le renouvellement des populations avec une intégration plus systématique de jeunes.



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