C’est un laboratoire du bien vieillir ensemble : la Ménardière, à Bérat près de Toulouse. Créée par un collectif de retraités qui veulent trouver une autre voie que l’EHPAD, cette résidence, installée dans une maison du XVIIIe siècle, est une coopérative, où la culture occupe une place centrale.
Samedi matin dans le salon de la Ménardière. Des madrigaux de Monteverdi résonnent dans la maison. L’ensemble vocal baroque L’échappée madrigale répète son prochain spectacle. Une répétition publique à laquelle assistent les résidents de cet habitat partagé, et des visiteurs extérieurs.
C’est une scène habituelle dans la bâtisse du XVIIIe siècle aux 50 fenêtres. Car la culture est au cœur du projet. Cinéma, théâtre, musique, danse : le public est invité au moins une fois par semaine à la Ménardière. Car ce n’est pas parce qu’on est vieux qu’on se replie sur soi-même. Au contraire : ici, la vie continue, joyeuse et curieuse. L’objectif du collectif qui a imaginé le lieu est de trouver une voie pour bien vieillir ensemble, loin de la maison de retraite ou de l’EHPAD.
La Ménardière est un habitat coopératif, chaque habitant en possède une part. Ensuite, chacun paye un loyer pour son propre logement. Toutes les décisions sont prises en commun. Ici les habitants ne sont pas des résidents mais des coopérateurs. Ils sont douze aujourd’hui, dont trois vivent là en permanence, les autres vont et viennent, et s’installent progressivement.
La Ménardière a été réaménagée par les résidents, qui ont souhaité en faire l’antithèse d’un EHPAD.
Cinq ans après le début de l’aventure, Interception a posé ses micros à la Ménardière, le temps d’un week-end.
