L’OMS doit considérer la santé comme un bien commun de l’Humanité

Publié le 24 janvier 2006 en accès
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Le Conseil exécutif de l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS) se réunit du 23 au 26 janvier. La République du Kenya a introduit une résolution « Cadre Mondial de Travail pour la Recherche et le Développement essentiels en Santé ».

Considérant le droit essentiel à la santé, cette résolution propose de promouvoir une politique de recherche et développement en santé basée sur les réels besoins des personnes, et des pays, tenant compte de l’intérêt des pays à développer une recherche locale et une production locale à des coûts adaptés pour soigner les maladies négligées, impliquant le partage nécessaire des connaissances en sciences fondamentales.

Dans cet objectif, cette résolution demande la création d’un groupe de travail qui rendra son rapport en mai 2008 pour des propositions concrètes en janvier 2009.

Un très large consensus s’est formé autour de cette résolution parmi les ONG ; le People’s Health Movement, Bukopharma, CPTECH, Safe Observer International, le NGO Forum for Health, (qui comprend IBFAN, le Christian Action for Health, l’International AIDS society, l’Internationale des Services Publique, et d’autres) se sont associés à cette initiative.

L’UFAL soutient cette initiative, afin que cette résolution historique soit adoptée par le Conseil Exécutif et donc présentée pour approbation, à l’Assemblée Mondiale de la Santé, quand elle se réunira le 22 mai prochain au Palais des Nations, à Genève.

L’UFAL considère que les brevets dans le domaine de la santé stérilisent la recherche et tuent l’innovation. Mais ce projet de résolution, tout en reconnaissant le pouvoir économique, lui oppose le droit essentiel à la santé et l’intérêt public comme limites. Cette position pragmatique permet une rénégociation plus efficace que le refus des accords déjà signés dans le domaine des brevets et de la propriété intellectuelle.

L’UFAL considère que les partenariats publics privés sont surtout utilisés dans le but de privatiser les bénéfices et faire supporter les pertes au public. Mais ce projet de résolution permet de ré-équilibrer les intérêts de chaque partie en facilitant l’émergence du "public" comme décideur et ménage la possibilité de soustraire aux intérêts spéculatifs les soins essentiels répondant à l’interêt public.

Ce projet soustrait le génome humain à la tentation de brevetabilité, en le considérant comme bien commun de l’humanité.

Ce projet permet l’exercice réel de la solidarité internationale en redéfinissant les priorités mondiales en santé, contrairement aux dernières qui favorisaient la recherche uniquement pour les maladies des populations solvables et riches.

Pour toutes ces raisons, l’UFAL soutient ce projet de résolution.

L’UFAL engage le réprésentant de la France à l’OMS, à soutenir ce projet et lui demandera des précisions sur la position qu’il aura défendue.



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