Journée mondiale de l’Eau « Les changements climatiques ont déjà des conséquences humanitaires graves »

Publié le 17 mars 2009 en accès
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Les changements climatiques sont l’un des thèmes majeurs des discussions lors du prochain Forum mondial de l’Eau d’Istanbul, en amont de la journée mondiale de l’eau du 22 mars. Loin des prévisions à 20 ou 30 ans, l’impact humanitaire des changements climatiques est déjà une réalité et ce notamment sur les terrains d’interventions d’Action contre la Faim. Au cœur du problème : l’eau.

En l’espace de 30 ans, le nombre de catastrophes climatiques a été multiplié par quatre. Sur les dix dernières années, ce sont en moyenne 250 millions de personnes qui ont été affectées par ces phénomènes et plus de 120 000 personnes en décèdent chaque année. L’eau est bien souvent au cœur de ces catastrophes : en trop grande quantité, elle est synonyme de mort, de destructions, tant des cultures que des infrastructures, de problèmes d’hygiène, de prolifération de maladies et de déplacements de population. En quantité trop faible, elle est synonyme d’insécurité alimentaire, de flux migratoires et cause de conflits.

Or, les aléas climatiques interviennent le plus souvent dans des zones où les populations sont déjà extrêmement vulnérables et agissent ainsi comme un facteur aggravant d’une situation déjà déplorable. C’est la concentration des vulnérabilités qui créera l’urgence humanitaire. Le nombre de victimes de catastrophes[i] est en moyenne 40 fois plus élevé dans les pays en développement ! Ces victimes sont pourtant les moins responsables des changements[ii] et les moins impliquées dans le choix de la réponse à y apporter.

En amont du Forum Mondial de l’Eau d’Istanbul fin mars 2009 et du Sommet de Copenhague en décembre prochain, ACF souhaite mettre en avant les constats suivants :

Les acteurs (politiques, bailleurs, humanitaires, société civile) doivent adopter des stratégies techniques réalistes, à large échelle et pérennes pour s’adapter à des évolutions inéluctables
Limiter l’impact humanitaire des changements climatiques passe par le fait de redonner aux populations vulnérables affectées et à leurs décideurs, la capacité à faire face à ces catastrophes et de s’adapter à ces changements graduels.
L’aspect supranational des changements climatiques ne doit pas être une excuse au fatalisme et à l’irresponsabilité : de nombreuses actions locales sont possibles pour limiter leurs impacts et améliorer une situation déjà déplorable à travers notamment des schémas de développement prenant mieux en compte les risques et les adaptations nécessaires aux changements
La réponse va nécessiter coordination et moyens financiers à long terme. Les bailleurs ont une responsabilité à investir davantage en amont des catastrophes dans des programmes de réduction des risques de catastrophes et dans les mesures d’adaptation.

Pour porter ce point de vue, Action contre la Faim se mobilise :

Opération coup de poing

En amont de la journée mondiale de l’Eau, le lundi 16 mars, Action contre la Faim, en partenariat avec la Mairie de Paris, vous donne rendez-vous à Paris, devant l’Hôtel de Ville, à 11h00, pour révéler un visuel « choc »installé sur la façade de l’Hôtel de Ville une semaine auparavant.

Participation d’ACF au Forum Mondial de l’Eau d’Istanbul

Une délégation d’Action contre la Faim sera présente du 16 au 22 mars à Istanbul lors de ce grand rendez-vous des acteurs mondiaux de l’eau. Organisation de référence dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Action contre la Faim interviendra sur divers sujets (droit à l’eau, accès à l’eau potable, assainissement en urgence, coopération internationale, etc.) L’expert d’ACF sur les changements climatiques sera notamment présent.

Continuer la recherche pour des solutions concrètes locales

A l’échelle locale nombre d’enjeux sont encore à cerner pour limiter l’impact des changements climatiques. 2 projets de recherche sont ainsi en cours Ethiopie et au Mali afin d’analyser quels savoir, quels processus sont déjà mis en place par les populations affectées par les changements climatiques, et avec quelles limites.

Développer la réduction des risques de catastrophe et augmenter la résilience[iii] des populations vulnérables

Des programmes de réduction des risques de catastrophes ainsi que des projets d’accès à l’eau dans les zones arides sont régulièrement menés au sein de l’association (Indonésie, Bangladesh, zone sahélienne, Haiti, etc.). Un expert basé en Asie depuis plusieurs années conseille les différentes missions pour la mise en place de ces programmes. L’idée est aujourd’hui d’intégrer systématiquement la réduction des risques de catastrophes dans tous les pays « à risques ».



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