Campagne pour une agriculture plus respectueuse de l’environnement : des résultats positifs

Publié le 21 mars 2005 en accès
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La LPO, au côté de BirdLife, milite pour la mise en place de mesures préservant la biodiversité sur les terres agricoles. Mardi 15 mars, une délégation de BirdLife a remis à la Commissaire européenne à l’Agriculture et au Développement rural, Madame Marianne Fischer Joel, les 58 800 signatures ainsi qu’un plan d’actions en cinq points* pour une agriculture plus respectueuse de l’environnement.

Ce plan d’action appelle à une mobilisation :

- pour stopper le déclin des oiseaux dans nos campagnes européennes,
- pour une protection renforcée de leurs habitats,
- pour une augmentation des aides accordées aux agriculteurs respectueux de l’environnement.

Si BirdLife s’engage dans ce combat pour la préservation de la faune sauvage en milieu rural, c’est parce que les dernières enquêtes réalisées par ses services et son réseau en Europe montrent que 43% des espèces d’oiseaux que l’on trouve communément dans nos campagnes sont désormais classées à risque et menacées d’extinction**. Or la première cause de déclin reste l’agriculture intensive.

A travers toute l’Europe, les zones humides, les prairies et les pâturages alpins disparaissent. Nous avons besoin d’une politique agricole européenne qui soutienne les agriculteurs et les fermiers qui s’engagent pour une protection de la vie sauvage sur leurs terres et donne, aux autres, une alternative à l’intensification des cultures.

Compléments de rédaction

Le plan en cinq points pour une agriculture plus respectueuse de l’environnement appelle à :

continuer les réformes agricoles en encourageant les bonnes pratiques dans la protection de l’environnement et en sanctionnant les actions néfastes.

des pratiques agricoles dans les exploitations respectant un minimum de règles de bases en faveur de l’environnement, établies par la Commission. En particulier la protection des habitats, la désignation de sites spécifiques de protection de la vie sauvage et la prévention de la pollution de l’eau.

des aides importantes et encourageantes pour les agriculteurs, au sein de l’Union européenne, qui ont déjà choisi de préserver la faune sauvage au travers d’action agro-environnementale dans leurs exploitations.

L’incitation et le soutien d’agriculteurs de la part des services de la Commission à diriger leurs exploitations pour que non seulement elles fassent des bénéfices mais préservent aussi la biodiversité.

Un support financier pour le management et la conservation des sites classés NATURA 2000 et des espaces à haute valeur environnementale.

**Exemples d’oiseaux de nos campagnes touchés par une extinction.

Hirondelles : migrateurs du printemps, les hirondelles comptent plus de 16 millions de couples en Europe mais les effectifs de cette espèce en France ont chuté de près de 84% pour l’hirondelle de fenêtre (36% pour les hirondelles rustiques) depuis 1970. Aujourd’hui, la France compte au maximum trois millions d’hirondelles, soit seulement un dixième des effectifs européens, dans une vision optimiste.

Alouette des champs : on compte en Europe plus de 40 millions de couple d’alouettes des champs. Pourtant cette espèce connaît depuis 1970 un large déclin notamment en France où l’on estime la population restante entre 800 000 et 1 600 000 couples.

Perdrix : c’est une espèce classée parmi les plus vulnérables avec seulement 200 000 couples en France, contre 1,6 millions dans toute l’Europe. Entre 1970 et 1990, la perdrix a connu un large déclin de ses effectifs notamment en France et en Pologne (plus de 30%). Même si l’espèce est considérée comme stable ou en augmentation en Europe de l’Est, sa population continue de régresser en Europe de l’Ouest.

Chevêche Athena : présente près des fermes et des prairies, la chouette chevêche fait face à une régression de ses effectifs en France et dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest. En France, on ne dénombre que 20 000 à 60 000 couples contre un total de 1 300 000 couples dans le reste de l’Europe. La chevêche est une des premières indicatrices de l’état du milieu. Elle niche dans des cavités d’arbres ou de vieilles granges qui sont actuellement supprimées. Elle se nourrie d’insectes et de campagnols, de plus en plus rares dans nos campagnes du fait de la disparition des prairies naturelles et des traitements phytosanitaires de plus en plus intensifs.



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