« Au Petit Colibri », écologique, économique... la ferme de demain ?

Publié le 6 mars 2009 en accès
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Depuis 2005, Richard Wallner se bat contre l’administration locale pour faire vivre son projet d’ECOLIEU, « Au Petit Colibri » où se pratique l’agriculture naturelle au sein d’une conception permaculturelle du site. Aujourd’hui Richard Wallner fait appel à l’aide des médias afin de réaliser son rêve : créer un espace d’agriculture écologique totalement autonome et en symbiose avec l’équilibre naturel.

Du constat de notre impasse agricole, au changement écologique réaliste.

En 2000 Richard Wallner est encore ingénieur en microélectronique, mais alors que son métier est pourtant passionnant il aspire à davantage de sens professionnellement et d’utilité pour la planète. Par ailleurs la vie parisienne avec son lot d’absurdités, lui parait refléter une société qui n’est malheureusement pas assez tournée vers l’humain.

C’est pourquoi l’épisode de la vache folle qui engendre doute et suspicion envers ceux qui nous nourrissent depuis des millénaires accélère son engagement, et en 2003 alors qu’il apprend à jardiner dans un stage de l’association « Terre et Humanisme » de Pierre Rabhi, Richard Wallner est définitivement convaincu des erreurs de l’industrie agroalimentaire qui « nous font manger des horreurs chimiques [...] dans des conditions de surexploitation à la fois de l’homme et de la nature ».

Sa découverte de l’écologie apporte par ailleurs à Richard Wallner la conviction qu’un changement durable est possible, et sera profitable à l’homme et à son environnement grâce aux nombreuses innovations développées par cet univers.

« Au petit Colibri » la naissance d’un écosite grâce aux techniques de conception permaculturelle et à celles de l’agriculture naturelle.

Installé à Angoulême depuis 2003, Richard Wallner s’intéresse alors à un projet agricole et fait connaissance avec la conception permaculturelle et l’agriculture naturelle, dont les techniques permettent d’allier une production viable et économe en énergie dans le respect des êtres vivants.

Il se lance en conséquence dans la recherche d’un grand terrain qu’il finit par trouver à Marsac (prés d’Angoulême). Ce terrain agricole en bio depuis dix ans sera acquis non sans difficultés à l’été 2005.

Afin de mieux se préparer à la gestion économique d’une ferme et de mieux comprendre le monde agricole Richard Wallner passe un BTS agricole en 2005-2006. Pendant ce temps son écolieu commence à prendre forme et les étapes s’enchaînent dans un esprit d’écoute de la nature, et d’entraide entre les êtres. Zonage du terrain, constructions contre l’érosion, pour la captation des rayons du soleil, et la stimulation de la biodiversité, créer un écosytème pérenne demande beaucoup de préparation. La première plantation de légumes a lieu au printemps 2006 et leur vente en août de la même année.

Une ferme durable d’un point de vue économique, écologique, et humain.

La ferme de Richard Wallner est d’abord l’émanation d’une vision locale et humaine de l’agriculture ayant pour modèle économique la vente de proximité et une production répondant aux besoins diversifiés des consommateurs. Mais elle est aussi en cohérence avec une vision globale de l’écologie qui permet l’harmonie entre production agricole, bâti, gestion de l’eau, de l’énergie et du milieu sauvage.
Par conséquent ce projet s’appuie sur une démarche scientifique rigoureuse, et l’intégration des dernières recherches concernant les sciences du vivant (comme la microbiologie des sols) et les techniques s’y associant.
C’est également un projet d’avenir pour notre pays sachant que la construction d’un million de fermes de ce type pourraient nourrir peu ou prou l’ensemble des foyers français (hors viande) tout en créant un à trois millions d’emplois ET de logements nouveaux.

Des soutiens institutionnels malgré l’opposition du maire du village.

Richard Wallner rencontre une vive et tenace opposition de la part du maire de Marsac, Mr Jean–Marie Acquier qui bloque le projet dans le cadre de son pouvoir de décision sur le plan local d’urbanisme.

Par ailleurs Mr le Maire lui-même cultivateur et éleveur avait aussi souhaité acheter les terres mais le propriétaire avait choisi le projet d’agriculture naturelle de Richard Wallner. Le Maire définit ce nouveau fermier comme un « agriculteur du dimanche » (Documentaire M-A Deprat 2008) qui « n’a même pas de tracteur » (Charente Libre 9 octobre 2007).

Profitant d’une procédure de modification du plan local d’urbanisme (PLU) il a fait passé la zone agricole de Mr Wallner en zone naturelle, lui interdisant toute construction. Sans construction, il ne peut pas concrétiser son projet, ni en vivre. Par ailleurs plusieurs organismes officiels comme la chambre d’agriculture ont estimé que le classement du site en zone naturelle n’était pas fondé et que le PLU était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation.

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