Les exclus du partage

Publié le 9 décembre 2003 en accès
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Aujourd’hui en France, l’une des plus grandes puissances économiques mondiales, la pauvreté et la misère sont toujours présentes. Un grand nombre de personnes pauvres ne profitent pas de la richesse nationale. Mais comment la pauvreté est-elle définie ? Trois modes d’approche :

La pauvreté monétaire est basée sur les ressources financières des individus ou des ménages. Le seuil de pauvreté correspond à la moitié du revenu moyen des Français. En 2001, ce seuil est établi à 560 euros/mois. Ainsi évaluée, la population pauvre représente 5,5 millions de personnes environ soit 10,4% des Français.

La pauvreté observée au travers des conditions de vie prend en considération 27 indicateurs de difficulté à vivre : l’état du logement, l’endettement, l’état de santé, les restrictions de la consommation (posséder plus de deux paires de chaussures par exemple). En 2001, 11,5% des ménages sont défavorisés en termes de conditions de vie courante.

La pauvreté dite "administrative" désigne les ménages qui perçoivent une "prestation sociale". En 2000, 3,36 millions d’allocataires étaient concernés par les minima sociaux. Si l’on considère les conjoints et personnes à charge, presque 6 millions de personnes vivaient dans un foyer allocataire d’un minimum social, soit environ 10% de la population.

Quelque soit le mode de calcul adopté, aujourd’hui en France, environ une personne sur dix vit en-dessous du seuil de pauvreté.

L’inégalité sociale, dans notre pays, s’exprime aussi par le fait que les 30% plus pauvres disposent d’un niveau de vie huit fois plus faible que les 1% des plus riches.

Les plus touchés par la pauvreté sont les familles monoparentales (un parent isolé avec un ou plusieurs enfants) et les jeunes de moins de 30 ans. Les familles monoparentales soit 15 % de la population française, représentent environ 30 % des personnes accueillies aux Restos du Cœur. Les moins de 25 ans n’ont pas droit au RMI (Revenu Minimum d’Insertion) et représentent 8 % des personnes qui viennent aux Restos du Cœur.
Pauvre, oui, mais pourquoi ?

La loi contre les exclusions, votée en juillet 1998, reconnaît, en son article 1er, l’obligation de faire respecter "l’égale dignité de tous les êtres humains", principe fondateur des droits de l’homme et de toute démocratie. Les droits fondamentaux des personnes sont : le droit au travail et à la formation, le droit à l’éducation et à la culture, le droit à la protection de la santé, le droit à des moyens convenables d’existence, le droit au logement, le droit à la justice et l’exercice de la citoyenneté, le droit à la protection de la famille et de l’enfance.

Ces droits fondamentaux sont loin d’être respectés aujourd’hui. Les personnes démunies vivent dans des conditions difficiles : alimentation déséquilibrée, insalubrité des logements, problèmes de santé non traités.

Le combat contre l’exclusion doit être une priorité de notre pays. La misère n’est pas une fatalité. C’est aussi à nous d’agir, par solidarité, pour qu’il n’existe plus de personnes démunies vivant à nos côtés.



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