La FNAB soutient la proposition de loi de la députée Brigitte Allain et appelle à ne pas confondre proximité et qualité

Publié le 13 janvier 2016 en accès
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Le projet de la FNAB est de développer une agriculture biologique cohérente, durable et solidaire. À ce titre, le réseau FNAB accompagne depuis 15 ans les acteurs de la restauration collective, en suivant le principe « Bio & local, c’est l’idéal ! ». Ce travail a permis de développer des outils pour les professionnels (marchés publics, formations du personnel, maitrise du budget, etc.) et également de structurer l’offre. Ainsi, environ 20 « plateformes » de producteurs bio livrent la restauration collective. Contrairement aux idées reçues, l’offre bio locale est organisée sur la plupart des territoires et en attente d’une demande plus importante et régulière ! En effet, suite aux objectifs ambitieux du Grenelle de l’Environnement (20% de produits bio en restauration publique en 2012), les producteurs bio se sont organisés. Or, les résultats actuels sont décevants : la bio ne représente, début 2015, que 2,7% des achats de la restauration collective.

De ce fait, la FNAB se réjouit de la proposition de loi visant à favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation, portée par Brigitte Allain et signée par l’ensemble du groupe écologiste (qui sera examinée jeudi 14 janvier en séance publique à l’Assemblée Nationale). En effet, celle-ci prévoit de contraindre les restaurants collectifs publics (État et collectivités territoriales) à se fournir à hauteur de « 40% en produits durables (locaux, bio, de qualité) », « dont 20% de produits bio » d’ici 2020.

Toutefois, la FNAB appelle à ne pas confondre les notions de qualité et de proximité et à faire preuve de transparence vis-à-vis des consommateurs. En effet, l’introduction de produits « locaux » ou « made in France » en restauration collective publique est une première étape pour la relocalisation de l’économie agroalimentaire mais elle ne suffit pas à répondre aux enjeux de la transition agro-écologique de notre agriculture et de santé publique. En effet, quel intérêt d’acheter un aliment local s’il est produit avec de l’engrais chimique importé d’Ukraine et/ou des produits animaux nourris avec du soja OGM sud américain ?

Enfin, la FNAB rappelle que la réussite de ces objectifs suppose, outre la volonté politique, d’accompagner les établissements (formations du personnel, animations pédagogiques, connaissance de l’offre bio locale, rédaction des marchés publics, etc.) et que les moyens à mettre en œuvre pour suivre les objectifs ne doivent pas être négligés (base de données des restaurants et recueil des valeurs d’achats selon une comptabilité analytique).

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