L’entreprise sociale : effet de mode ou repositionnement identitaire ?

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L'entreprise sociale : effet de mode ou repositionnement identitaire ?

Le 26 mai dernier, le Conseil
d’Administration de l’Usgeres
m’a réélu à sa présidence. Durant
cette mandature de deux ans, je
porterai les intérêts des syndicats
et groupements d’employeurs de
l’économie sociale à travers trois axes principaux :
avancer vers la représentativité de l’Usgeres en tant
que principal syndicat d’employeurs de l’économie
sociale et acteur incontournable du dialogue social,
poursuivre la négociation d’accords multiprofessionnels
dans l’économie sociale,
promouvoir les spécificités des employeurs de
l’économie sociale en matière de responsabilité
sociale.

Ce dernier point semble en effet particulièrement
important aujourd’hui, où les entreprises sociales sont
plus que jamais un modèle scruté et promu… Des prix
et des trophées fleurissent sur l’entrepreneuriat social,
l’utilité sociale, les plus-values sociales dans un contexte
où les entreprises côtées cherchent à se donner bonne
conscience sans que l’on sache très bien où est le projet
entrepreneurial : est-on une entreprise sociale par nature
juridique et règlementaire, ou est-on une entreprise sociale
dès lors que l’on agit au plan sociétal ou environnemental ?

Cela ne se résume pas à un simple débat entre anciens et
modernes ; c’est une question avant tout philosophique
et politique qui touche au mode d’entreprendre et aux
pratiques qui en découlent. Le Conseil supérieur de
l’économie sociale et solidaire aura, dans les prochaines
semaines, à formuler des propositions sur cette question.
L’objectif : définir un référentiel partagé par l’ensemble
des acteurs de l’économie sociale et solidaire, prélude
à une future loi sur l’économie sociale et solidaire que
l’essentiel des acteurs du secteur attendent avec une
certaine impatience.

Alain Cordesse,
Président de l’Usgeres,
Vice-président du Conseil Supérieur de l’Économie Sociale et Solidaire

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