"L’économie sociale, une alternative à la financiarisation de l’économie"

Publié le 27 février 2009 en accès
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C’est le thème provocant – mais pertinent dans le contexte de crise actuelle – du colloque [1] organisé par l’IDES Institut du développement de l’économie sociale - première société de capital risque dédiée aux entreprises de l’économie sociale - à l’occasion de son 25eanniversaire qui a réuni à Paris en décembre dernier 250 personnes : banquiers et chefs d’entreprises de l’économie sociale (mutuelles, coopératives, associations), économistes et élus. Cette manifestation fut aussi l’occasion de célébrer le passage de témoin entre François Soulage, Président du Groupe ESFIN -IDES durant 25 ans et son successeur Hugues Sibille.

Dans son ouverture, Hugues Sibille a souligné que la demande d’économie sociale et solidaire n’avait jamais été aussi forte. Selon lui, face à un fort besoin de développement des entreprises du secteur, il est important qu’elles disposent d’outils financiers adaptés. L’économie sociale doit également chercher à mieux formaliser ses contributions aux nouvelles formes de régulation des prix, de l’économie des territoires, de la finance patiente et de l’emploi.

En introduction l’économiste Daniel Cohen a rappelé l’évolution de la financiarisation de l’économie et les aspects conjoncturels et structurels de la crise actuelle. Selon lui la crise de 1929 a entraîné l’avènement d’un capitalisme managérial affranchi de la tutelle de la bourse : un conseil d’administration ne pouvait plus imposer à la direction d’une entreprise des décisions uniquement favorables aux actionnaires. Mais à partir des années 1980, les leçons de la crise de 1929 ont été progressivement oubliées. Petit à petit la bourse a repris le pouvoir. C’est le triomphe du capital financier et patrimonial. Conjugué aux révolutions conservatrices britannique et américaine, ce mouvement aboutit au démantèlement du triptyque classique régulation keynésienne - régulation fordiste – État Providence. Le monde se place alors sous l’autorité d’un nouveau monétarisme, l’entreprise idéale est sans travailleur et l’État Providence n’est vu que sous l’angle défavorable du coût. La crise actuelle consacre la faillite de cette vision particulièrement dématérialisée de l’économie. Aujourd’hui, toute la difficulté est de penser le nouveau modèle qui régulera le capitalisme au mieux.

Source : Compte rendu synthétique (PDF)

[1Colloque du 25ème anniversaire de l’IDES ouvert par Hugues Sibille nouveau Président du groupe ESFIN-IDES


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