Que devient l’ESS ?

Publié le 15 novembre 2018 en accès réservé aux abonné.e.s
Commentaire(s) :

L’Economie Sociale et Solidaire a-t-elle peur ?
Une telle question peut apparaître incongrue, mais semble à l’ordre du jour tant nous entendons le silence angoissant qui pèse sur les acteurs qui composent cette ESS.

Et quand nous disons ESS, nous pensons à toutes ces entreprises qui œuvrent dans les territoires et au national, ayant choisi l’un ou l’autre des statuts inhérents à ce secteur ou les nouvelles entreprises entrées depuis la loi de 2014 ou encore ces collectivités qui ont choisi d’accompagner les politiques de développement local avec les acteurs de l’ESS.

L’ESS semble tétanisée, en attente de ce qui se passera face à un Haut Commissaire qui n’a à la bouche que le « French impact », reniant à travers ce programme ce que sont les principes et les valeurs de l’ESS, et un gouvernement qui ne reconnaît l’ESS que pour valoriser sa propre action mais qui prend peu en considération les entreprises elles-mêmes.
Les propos optimistes de certains acteurs ne font que masquer la réalité ; l’examen attentif des propositions faites dans le PLF 2019 montre que, derrière une augmentation du budget, se cache une réaffectation de certaines lignes et la suppression de certains axes de développement.

Parallèlement, des rencontres se déroulent mais restent encore très méconnues. Aurions-nous, dans l’ESS, fait notre cette maxime : « pour vivre heureux, vivons cachés » ? Et pendant ce temps, face à l’immobilisme des grandes représentations nationales, certains se disent ou se font reconnaître comme représentants de l’ESS en France et ailleurs. Chacun s’en émeut, personne ne le dit ! Et l’on recycle ceux et celles qui ont conduit l’ESS dans des chemins de traverse pour leur demander d’animer les territoires, alors même que leurs pratiques anciennes ont montré les limites de leur connaissance et de leur action.

Mais est-ce cela l’ESS ? Est-ce un secteur qui délaisse ses fondamentaux parce que certains ont décrété que « l’ESS, c’est ce que je décide » ?
Bien sûr, acteurs de l’ESS, nous ne pouvons qu’être contents de voir notre conception du développement économique capillariser dans l’économie traditionnelle. Donner la parole aux salariés dans des entreprises à capitaux est une avancée certaine, mais c’est aussi un miroir aux alouettes car les actionnaires seront toujours ceux qui auront le pouvoir et qui feront envers et contre les demandes de ces salariés. Nous sommes loin du principe « une personne, une voix » !

Source : La suite sur le document d’origine (PDF - Page 5)...


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