Les agriculteurs biologiques prouvent qu’il est possible d’économiser l’eau

Publié le 29 août 2005 en accès
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A l’inverse, l’agriculture biologique sait utiliser les ressources naturelles en fonction de leur disponibilité saisonnière.

En effet, les éleveurs biologiques nourrissent leurs animaux avec de l’herbe et non du maïs. Comparé à la culture de maïs, ce choix conduit à trois différences majeures :

Une prairie ne consomme que l’eau qui lui est naturellement disponible.

Elle n’est jamais irriguée, et lors des années sèches elle produit simplement moins d’herbe en été sans puiser dans la nappe phréatique ! Lors des années sèches, l’herbe consomme automatiquement beaucoup moins d’eau que le maïs irrigué.

La période principale de croissance d’une prairie n’est pas l’été(comme le maïs) mais le printemps. Ce n’est donc pas en période estivale que l’herbe a le plus besoin d’eau. La prairie couvre le sol durant l’année entière, ce qui limitel’évaporation de l’eau et l’érosion des sols. Le maïs ne couvre le sol que 6 mois maximum, et de plus une grande partie de l’eau d’irrigation s’évapore avant même d’avoir pénétré le sol.

De plus, les techniques de l’agriculture biologique sont basées sur le respect et l’amélioration des qualités physiques et biologiques des sols. Or, les sols bien structurés et riches en matières organiques retiennent beaucoup plus d’eau que ceux qui reçoivent des produits chimiques de synthèse. Une vaste étude américaine menée depuis 1981 par le Rodale Institute et l’université Cornell, publiée en juillet 2005 dans la revue BioScience, montre que *les parcelles conduites en agriculture biologique retiennent bien plus d’eau que des parcelles identiques menées en agriculture conventionnelle, ce qui leur permet de mieux faire face aux sécheresses estivales*. En somme, l’agriculture biologique augmente le stockage naturel de l’eau dans les sols.

Il est irresponsable de vouloir faire accroire que la surconsommation d’eau par l’agriculture est inévitable. L’alternative existe, qui n’exclut pas des difficultés ponctuelles d’approvisionnement en fourrage lors des sécheresses sévères, mais qui sont parfaitement gérable à l’échelle du pays (bourse d’échange de fourrage bio pour équilibrer les situations régionales) et sans mettre en danger les nappes phréatiques ni les équilibres écologiques élémentaires.


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