Il faut sauver les "Atelières"

Publié le 13 mars 2014 en accès
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Une fois encore, une petite entreprise textile de savoir-faire français, au carnet de commandes bien rempli risque de fermer ses portes. Les "Atelières", société coopérative d’intérêt collectif issue de la liquidation de l’entreprise Lejaby, bien qu’elle ait fait les preuves de son utilité sociale, du courage et de la détermination des femmes qui la conduisent, se heurte au diktat des banques et de la finance. Non seulement les banques leur refusent les crédits dont elles ont besoin pour fonctionner faute de rentabilisation financière suffisante. Mais la Banque publique d’investissement (BPI) refuse aussi de la soutenir financièrement au motif que ses critères d’aide sont centrés sur la "robotisation". L’innovation exigée par la BPI ne concernerait ainsi que les machines, et pas l’innovation managériale centrée sur l’Humain. Cette situation est intolérable, tout doit être mis en œuvre dans les jours qui viennent pour permettre la poursuite de l’activité des "atelières".

Il est temps de faire voter dans le cadre de la loi Économie sociale et solidaire (ESS), qui doit passer prochainement à l’Assemblée nationale, un droit de reprise par les salariés avec un droit d’accès à des crédits bancaires, assorti de garanties d’aides financières et managériales.
Les banques doivent assumer leurs responsabilités sociales. La BPI doit changer ses critères d’intervention pour pouvoir devenir l’une des composantes d’un vrai pôle public financier au service de l’emploi et des territoires. Enfin, la Banque de France et la Banque centrale européenne doivent user de leur immense pouvoir pour orienter sélectivement le crédit vers les entreprises qui veulent développer l’emploi et les savoir-faire industriels, notamment les PME.

Chaque année, environ 180 000 salariés d’entreprises de moins de 250 salariés sont privés d’emplois parce que leurs entreprises disparaissent. Les responsables ? Les grands groupes qui les pressurent comme sous-traitantes, la grande distribution qui pèsent sur les prix, les banques qui refusent de les financer ou qui les asphyxient avec des taux d’intérêt usuraires, le pouvoir d’achat des français qui régresse, le dumping social organisé par les entreprises qui délocalisent, l’absence de circuits courts des matières premières.
La politique libérale du gouvernement doit changer, pour permettre le développement local d’un réseau de petites et moyennes entreprises solides, notamment les coopératives qui sauvent l’emploi et développe la vie citoyenne, un réseau basé sur le respect du travail, sur la demande sociale locale.

Parti communiste français,



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