Présentation de l’association

Publié le 1er février 2006 en accès
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L’association "ANAK -Un pont pour les Enfants" se bat pour la dignité de l’Enfant et a pour
principale action d’aider la fondation "Tulay ng Kabataan" TNK (qui signifie, "Un pont pour les
enfants" en philippin), qui travaille au coeur de Manille, aux Philippines.

La fondation Tulay Ng Kabataan est dirigée par le Père Jean-François Thomas S.J. Elle a développé deux programmes indépendants :
- l’un dans les bidonvilles et sur la décharge d’ordure de Manille prenant en charge la préscolarisation de 1100 enfants et la nutrition des bébés et jeunes enfants sous-alimentés.
- l’autre focalisé sur le problème des enfants des rues.

Le programme « Enfants des rues »
Il y a des milliers d’enfants dans les rues de Manille ayant rompu tout lien avec leur famille,
victimes de la violence, de la drogue. Ils survivent de mendicité, de vol, de prostitution,
complètement en marge de la société.

La fondation Tulay Ng Kabataan leur offre des structures complètes, pour filles et garçons,
afin de favoriser leur réhabilitation :
- Les « centres d’accueil » pour ceux qui sortent de la rue (1 pour les filles et 1 pour les garçons).
- Les « classes passerelle » pour les activités artistiques et scolaires afin de stabiliser les enfants
des centres d’accueil.
- Une menuiserie, un atelier de mécanique, un atelier d’électricité et deux foyers d’apprentis pour
les plus grands qui suivent les formations professionnelles.
- Des « foyers résidence » pour ceux qui ne peuvent pas retourner en famille et sont alors
totalement pris en charge par la fondation et scolarisés (5 centres pour les garçons et 2 centres
pour les filles).

Dans la rue
Le travail dans la rue constitue la base de l’intervention :
c’est dans la rue que vivent ces enfants, c’est donc dans la rue qu’il faut les rencontrer et les connaître. Des éducateurs philippins sillonnent chaque jour et chaque nuit les quartiers difficiles de Manille pour rencontrer ces enfants
qui vivent isolés ou en bandes.

Cette présence systématique dans la rue constitue une action de prévention qui permet à certains enfants de ne pas s’enraciner dans la marginalité. Grâce à un quadrillage serré, les éducateurs savent aisément où se trouvent les groupes d’enfants ; ils apprennent à les connaître autour d’un repas improvisé, d’un jeu, de soins dispensés, ou d’une simple conversation.

Les « centres d’accueil »
En plus des enfants ramenés par les éducateurs de rue, le centre accueille aussi des enfants venus spontanément. Ouvert tous les jours et 24h/24h, le centre d’accueil est un lieu où l’enfant reçoit ce qui lui manquait si cruellement dans la rue : un repas, des vêtements propres, des soins, la possibilité de jouer et
d’apprendre. Il a surtout l’occasion d’être écouté et aidé par des assistantes sociales et une psychologue qui l’aideront à trouver une solution : renouer le contact avec sa famille, se désintoxiquer, reprendre sa scolarité...

Au cours d’activités quotidiennes simples, par la participation aux tâches ménagères, les éducateurs aident l’enfant à retrouver confiance en lui et à perdre les habitudes contractées dans la rue.

Les « classes passerelle »
Les « classes-passerelle » sont ouvertes 5 jours sur 7 pour accueillir les enfants des centres d’accueil. Un instituteur leur propose une remise à niveau, au moyen d’une classe d’éducation non formelle, afin de les préparer à réintégrer l’école.

De plus un moniteur de travaux manuels anime des activités artistiques qui constituent tant une sensibilisation aux métiers manuels qu’une excellente approche thérapeutique pour l’expression de l’enfant. La combinaison de ces deux approches -cours et activités artistiques -aide l’enfant à quitter les habitudes de la rue et à reprendre confiance en lui.

Les ateliers professionnels
Un atelier de formation aux métiers du bois offre à une trentaine de jeunes en difficulté une formation adaptée à leur profil.

La formation est animée par quatre moniteurs-menuisiers philippins et un enseignant qui dispense aux jeunes une remise à niveau en écriture, lecture et
calcul. Elle permet aux jeunes par la réalisation d’exercices variés de maîtriser les techniques et outils de la menuiserie tout en poursuivant leur processus de
stabilisation sociale pour se préparer au monde du travail.

Au terme de leur formation les apprentis sont capables de produire des meubles et peuvent alors rechercher un emploi avec l’aide de TNK. Depuis le début de l’année 2005, deux nouveaux centres d’apprentis sont ouverts dispensant des

formations en mécanique automobile et en électricité.
Les « foyers d’apprentis »

Les deux foyers accueillent chacun 25 adolescents : les apprentis des ateliers menuiserie, électricité et mécanique, mais aussi les plus grands qui malgré leur âge avancé ont le courage et la volonté de repartir sur les bancs de l’école. Le but est d’apprendre aux adolescents à se prendre peu à peu en charge, avant d’accéder à une vie autonome grâce à l’obtention d’un emploi. C’est une étape transitoire entre les dangers de la rue et le retour à la vie normale.

Un éducateur les encadre, ils bénéficient aussi de l’aide régulière d’une assistante sociale et d’une psychologue.

Les « foyers résidences »
Pour certains enfants, le retour en famille est impossible, ils sont alors accueillis dans l’un des « foyers résidence » où ils vivent dans une atmosphère familiale. Dans chacune de ces structures, une trentaine d’enfants, les plus fragiles, retrouvent une stabilité matérielle et affective, favorisant leur scolarisation. La plupart des enfants étudient dans les écoles du quartier.

Il y a des « foyers résidence » pour filles (2 actuellement) et d’autres réservés aux garçons (5 actuellement). Les « foyers résidence » pour filles accueillent aussi occasionnellement de très jeunes filles enceintes ou mères.

Par ailleurs permettre à l’enfant de réintégrer sa famille dans de bonnes conditions, lorsque cela est possible, reste l’objectif principal du projet. La réunification familiale se produit toujours à la demande de l’enfant quand celui-ci se sent prêt et quand les conditions sont jugées favorables par
les assistantes sociales de la fondation. De plus un suivi des enfants est réalisé pendant de longs mois après une réconciliation en famille afin de s’assurer que tout se passe toujours pour le mieux. Les programmes "Nutrition-Scolarisation" et "Enfants des rues" sont essentiellement financés
par les dons de particuliers qui permettent par leur générosité fidèle de faire perdurer l’action à Manille.

Mais nous avons encore besoin de partenaires et nous espérons aussi pouvoir sensibiliser des entreprises qui seraient susceptibles d’aider une telle action. Pour aider réellement les enfants, il ne suffit pas de donner, il faut durer.

Les projets
Il y a dans les rues de Manille bien d’autres formes de détresse à soulager. Actuellement, n’ayant pas les structures adéquates la fondation Tulay Ng Kabataan ne peut y répondre que ponctuellement dans l’attente de moyens suffisants pour lancer les projets suivants :

* Pour le programme « Enfants des rues » :
- Un « foyer résidence » supplémentaire.
- Un foyer pour les enfants handicapés mentaux abandonnés.
- Une ferme pour les cas les plus difficiles des enfants des rues.
- Une formation continue offerte à l’équipe d’encadrement sur l’approfondissement du travail éducatif, pédagogique et thérapeutique.

* Pour le programme « bidonvilles » :
- en fonction des besoins ressentis, de nouveaux centres pourront être ouverts.
- Le recrutement d’une infirmière à plein-temps.

Synthèse sur la fondation Centres :
- 1 centre d’accueil pour filles
- 1 centre d’accueil pour garçons
- 1 « classe passerelle » pour filles
- 1 « classe passerelle » pour garçons
- 2 « foyers résidence » pour filles
- 5 « foyers résidence » pour garçons
- 2 « foyers d’apprentis »
- 1 atelier menuiserie
- 1 atelier mécanique automobile
- 1 atelier électricité
- 9 centres de nutrition et pré-scolarisation dans les bidonvilles
- 2 centres de nutrition, scolarisation et soins sur le dépôt d’ordures

Enfants :
1350 enfants pris en charge soit environ 250 enfants des rues, 1000 enfants issus des bidonvilles et 100 enfants vivant sur le dépôt d’ordures.

Personnel :
80 employés + 40 aides dans les bidonvilles

Situation financière :
Budget 2004 : environ 350 000 US$
Budget prévisionnel 2005 : environ 400 000 US$

Les aiderons-nous à retrouver le sourire ?
L’association "Anak -Un pont pour les enfants" qui soutient la fondation TNK, ne vit que de dons et seule votre aide -sous quelle que forme que ce soit -peut aider le programme à accueillir toujours plus d’enfants et à étendre son action.



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