L’économie sociale se renouvelle


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Jacques Attali, Martin Hirsch et Maria Nowak dressent un bilan des initiatives pour lutter contre la pauvreté en 2010. Alors que la microfinance a été ébranlée par les scandales en Inde et la crise économique, un nouveau modèle de lutte contre la pauvreté se développe : le social business.

Combattre la pauvreté autrement que par le don, le microcrédit s’y attelle depuis plus de trente ans. Les institutions de microfinance (IMF) accordent des services financiers, principalement des prêts de taille réduite mais également l’épargne ou l’assurance, aux exclus du système bancaire formel. Les microentrepreneurs ont ainsi les moyens de créer leur propre entreprise, d’améliorer leurs conditions de vie et peut-être de créer des emplois. Mais l’année qui vient de s’écouler a été celle de toutes les difficultés pour ce modèle dont bénéficie 150 millions de microentrepreneurs dans le monde.

Source : La suite de l’article en cliquant ici...


2 Messages

  • L’économie sociale se renouvelle 8 janvier 2011 10:01, par Robert de Quelen

    Le social business n’est peut-être pas la réponse ultime au défi de la pauvreté, mais c’est une contribution majeure qui prend appui sur l’initiative et la dignité des social-entrepreneurs. Les scandales du micro-crédit en Inde n’invalident en rien le modèle, ils avaient été annoncés dès le début par Muhammad Yunus qui avait vu venir ces excès et dérives. La réponse est d’en revenir à la définition du social business qu"il donne dans son livre, car ce modèle est toujours valable. A lire également le livre de Maria Nowak l’Espoir economique, qui fait allusion par contrepoint à l’Horreur économique. D’autre part, il faut souligner que le social business est souvent vecteur d’innovation, que ce soit dans la création de services innovants ou dans le cadre de partenariats avec de grandes entreprises qui apprennent à mieux servir le "bas de la pyramide".

    Voir en ligne : Muhammad Yunus réinventer l’entreprise grâce au social business

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  • L’économie sociale se renouvelle 20 janvier 2011 08:48, par Raymond Toye

    On a été choqué par les dénonciations de cette pression du microcrédit dans de nombreux medias. Il fallait répondre, expliquer justifier.
    Alors que "rien de grand (ou d’important) ne s’accomplit sans passion", ainsi en est-il dans la responsabilité collective : lorsqu’un groupe se forme pour construire une solidarité au bénéfice de ses membres individuels. La proximité à mon avis plus saine de bailleurs voisins de l’emprunteur (plutôt que de recourir au crédit plus lointain, distinct), ne supprime pas la tension intrinsèque entre ceux qui épargnent et prêtent et ceux qui "emploient" ces ressources et les empruntent. Au contraire : le lien affectif de l’individu avec ses pairs solidaires est plus fort qu’avec un créancier éloigné, différent. Et la sanction, l’opprobre collective des proches est plus dure que la sanction du bailleur étranger, lointain, dans le cas o๠l’entrepreneur-emprunteur n’arrive pas à ses fins (créer, construire et rembourser sa collectivité).
    Hélas même le nouveau microcrédit est influencé par nos habitudes qui ont fait s’éloigner celui qui nécessite (pour agir) et celui qui épargne (et peut faire fructifier), et se distendre le principe de solidarité d’une collectivité d’êtres humains, à mon avis, c’est là que le "nouveau microcrédit" a pêché.

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