L’économie sociale et solidaire est avant tout un projet politique

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  • Xavier Leflaive

  • L’économie sociale et solidaire, les coopératives et les formes alternatives de production en général sont perçues comme une des réponses à la crise et aux critiques des pratiques de gestion dominantes. Un ministère est dédié à leur développement. Elles font l’objet d’un rapport remis par Marie-Noëlle Lienemann à la commission des Finances du Sénat, et on évoque un projet de loi en 2013.

    Les espoirs placés dans les formes alternatives de production reposent notamment sur l’hypothèse qu’un fonctionnement plus démocratique de l’entreprise améliorerait sa performance globale.

    Ce thème a été débattu par les économistes tout au long du XX e siècle. En particulier, Oliver Williamson (prix Nobel d’économie en 2009) a voulu démontrer que la firme capitaliste est plus efficace que l’entreprise autogérée. Il caractérise la firme classique par l’existence d’une hiérarchie qui incarne à la fois la prise de décision et l’autorité. Par comparaison, l’entreprise autogérée est un groupe de pairs ; la décision y est concertée et démocratique : elle se prend de manière collégiale ou par un vote. L’analyse de Williamson ne tient pas compte de ce qui constitue la force de l’entreprise autogérée : la motivation et l’implication des salariés.

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